Alain Zandonella ouvre le 1er cabinet d’Éducation Conseil en Moselle

Publié le par Lolita

Alain-Zandonella--conseiller-d-education-en-Moselle.jpgAlain zandonella, 44 ans, marié et père de famille, est fier d’ouvrir le premier cabinet d’Éducation Conseil en Moselle, intervenant entre Metz et Thionville. Il a accepté en toute simplicité de répondre à mes questions sur sa nouvelle activité.

 

 

Alain, pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours ?


Je suis diplômé d’État en tant qu’Éducateur Technique Spécialisé (DEETS), j’ai acquis une solide expérience dans l’aide éducative auprès d’un public d’enfants et d’adolescents. Parallèlement à mon activité professionnelle,  étant un passionné de course à pied, j’ai créé le club motiv’run qui a pour objectif de rassembler les personnes qui n’ont  pas l’envie de courir seules, qui ont besoin d’être motivées ou encore qui ne savent plus ou pas comment s’y prendre. Enfin depuis avril 2012, je me suis lancé dans le projet de devenir conseiller éducatif privé à domicile et d’ouvrir un cabinet sur Metz qui verra le jour en mars 2013.

 

 

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un cabinet d’Éducation conseil et votre rôle ?


C’est un métier en plein développement en France. En 2009, Matthieu Melchiori ouvre le premier cabinet sur Nancy et rencontre un beau succès, il décide alors d’ouvrir des franchises, à Metz, dans l’Essonne et trois autres encore sont en gestation. Notre cœur de métier c’est l’accompagnement des familles en difficultés avec leurs enfants ou adolescents. Mon rôle est d’être dans la guidance parentale, d’être le médiateur entre les parents et l’enfant/adolescent, d’être la personne qui accompagne mais jamais qui ne se substitue au rôle du parent. L’objectif est de pouvoir aider les familles qui se retrouvent démunies. Il faut savoir que si elles font la démarche d’une demande d’aide, elles peuvent se retrouver sur des listes d’attente avec un délai pouvant aller jusqu’à un an pour qu’un éducateur intervienne à domicile. Pour ma part j’interviens dans un délai de 24 à 48 heures.  

 

 

Dans quelles situations intervenez-vous ?


Les champs d’action sont vastes. Cela va de l’enfant qui refuse d’aller à l’école, de l’adolescent continuellement en conflit avec ses parents… les difficultés rencontrées par les parents sont nombreuses : refus d’autorité, manque de confiance, désintérêt pour l’école, problèmes liés à l’usage de drogues, d’alcool, syndrome de l’enfant roi, l’enfant tyran… L’idée c’est de mettre l’enfant sur les « bons rails », tout en n’intervenant pas en place des parents.

 

 

Pourquoi devenir conseiller privé et ne pas continuer votre métier en institution ?


L’institution cloisonne et empêche de faire certaines choses. Il est difficile et long de mettre en place des projets que l’on peut avoir et dans lesquels on souhaite s’investir. On est régie par des règles, des horaires, des autorisations. Le manque de liberté est étouffant. J’aime mon métier mais j’en veux plus. J’ai beaucoup de choses à offrir.

 

 

Quelles compétences et qualités faut-il avoir pour devenir un bon conseiller éducatif privé ?


Il n’y a pas de boîte à outils magique. Pour ma part j’ai déjà plus de dix années d’expérience en tant qu’éducateur, puis il y a les qualités humaines qui font pour beaucoup. J’aime la relation humaine, il faut être curieux, aimer partager, ne pas avoir peur d’aller vers les gens. J’aime être dans l’innovation. Ce sont toutes ces raisons qui font qu’aujourd’hui je vais enfin pouvoir travailler en partenariat avec des professionnels de qualité qui offriront de nouvelles choses aux familles en difficultés.

 

 

Vous parlez de partenariat, pouvez-vous nous en dire davantage ?


Lorsqu’on fait appel à mon cabinet, il faut bien comprendre que je suis le seul interlocuteur de la famille, mais l’intérêt d’être conseiller privé c’est de pouvoir également proposer des alternatives à travers un réseau de partenaires adaptés à la situation.  C’est pourquoi je travaille avec de nombreux professionnels.

 

 

Comment choisissez-vous vos partenaires ?


Tout simplement si je trouve que la méthode de travail employé est intéressante et/ou répond à un besoin. Il faut vraiment qu’il y ait cette envie de travailler ensemble. Par exemple pour ne citer que deux de mes partenaires, je travaille avec deux associations de rupture, « Fais-toi la belle », et « Alternative Équateur ». Ces deux associations permettent une coupure physique entre parents et enfants. Mais attention ce ne sont pas des vacances ! « Fais-toi la belle » est une association située dans les Vosges du Nord, et propose de nombreuses activités en pleine nature permettant ainsi de recentrer l’adolescent sur des choses simples. « Alternative Équateur » va encore plus loin, puisque comme son nom l’indique, l’adolescent va se retrouver en Équateur (Amérique Latine), pour un séjour assez singulier. L’objectif de cette association est de pouvoir offrir à l’adolescent une autre vision de la vie, à travers la construction d’un projet personnalisé.

 

 

Peut-on assimiler votre nouvelle activité à celle de l’émission « Pascal le grand frère », qui était diffusée sur TF1 ?


Cela va m’être difficile de répondre, puisque je n’ai jamais regardé l’émission. Cependant j’en ai déjà entendu parler et je ne le pense pas. Il faut savoir que comme la boîte à outils magique, il n’y a pas de solutions magiques à un problème. Il faut beaucoup de temps pour comprendre les difficultés d’une famille et ensuite mettre en place une « stratégie », cela peut prendre des mois et non pas quelques jours, la vraie question c’est l’après émission, où en sont-ils… Par contre les stratégies mises en place dans l’émission « Super Nanny », diffusée sur M6, étaient vraiment très intéressantes.

 

 

Et vous Alain de quelle façon intervenez-vous auprès d’une famille ?


Tout commence par l’appel d’un parent, s’ensuit un premier entretien téléphonique, qui donne la couleur et un premier aperçu de la situation. Ensuite il y a une première rencontre avec l’idée de comprendre le pourquoi du comment, d’écouter les raisons qui poussent cette famille à faire appel à moi. Lors de cet entretien on évite que l’enfant ou l’adolescent soit présent. Il faut que chacun des parents puisse exposer son point de vue et que l’enfant accepte également la prise en charge. Le travail se fait petit à petit, étape par étape avec des objectifs qui restent les pieds sur terre.

 

 

Pour conclure, quel avenir a cette nouvelle activité selon vous ?


Un très bel avenir. Aujourd’hui accompagner un enfant en difficulté coute 200 euros par jour à l’État, les demandes sont croissantes et les listes d’attente longues. Nous proposons une solution alternative à cela. Il est bien évident que nous prenons en charge des problèmes éducatifs et non pas des problèmes liés à des enfants avec des carences quel qu’elles soient et qui sont placés dans des institutions adaptées. La télévision, les consoles et toutes autres sources de distractions font apparaître de plus en plus de problèmes de comportements liés à l’environnement sociétal. Les parents ont de plus en plus besoin d’accompagnement et de prendre confiance.

Pour ma part, j’espère trouver des partenaires dans les arts (peinture, théâtre, danse…) et dans quelques années j’aimerais disposer d’un local.

 

Merci Alain Zandonella pour ce partage.

 

Pour en savoir +

Site internet : http://www.57.educationconseil.com

Twitter : @ConseillerEduc

 

 

Publié dans Rencontres

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