Ne faites plus l'erreur : presque ou presqu' et quelque ou quelqu'

Publié le par Lolita

L'emploi de l'élision

Lorsque vous parlez, sans vous en rendre compte, vous avez l’habitude de ne pas prononcer  une voyelle devant une autre voyelle.

Exemples :
Vous ne dites pas et n’écrivez pas (normalement) :

Si il part, je pars aussi.
Ne te en va pas !
Je allais me coucher lorsque il sonna à la porte.
Je irais jusque au bout !
Quoi que il se passe, je ne irai pas.

Mais :

S’il part, je pars aussi.
Ne t’en va pas !
J’allais me coucher lorsqu’il sonna à la porte.
J’irais jusqu’au bout !
Quoi qu’il se passe, je n’irai pas.

À l'écrit, cette liaison entre les deux mots se fait obligatoirement par l'emploi de l'apostrophe à la place de la première voyelle. (exemple ci-dessus).

Jusque-là tout va bien... pourtant il existe deux exceptions à cette règle :


"Presque" et "quelque"

Exemples :
Si vous dites à l’oral :

Cela fait presqu’une semaine qu’il neige ", vous seriez susceptible de l’écrire de la même façon que je viens de le faire…

idem pour " Pourriez-vous me trouver une quelqu'utilité à cet objet ? "

Pourtant, il faut savoir qu’il n’y a pas d’élision (emploi de l'apostrophe) à l’écrit avec " presque " et " quelque "

Par conséquent, à l’écrit, l’orthographe correcte est :

" Cela fait presque une semaine qu’il neige "
" Pourriez-vous me trouver une quelque utilité à cet objet ? "

L'exception des exceptions

" Presque " et " quelque " n’admettent pas l’élision à l’écrit sauf :
- Une presqu’île
- Quelqu’un(e) 

 

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Claudine Courtieu 26/03/2015 13:05

vos explications sont très claires, mais il me semble qu'il y a une erreur dans les exemples : on ne devrait pas écrire "quoiqu'il se passe, je n'irai pas" mais "quoi qu' " en deux mots

lolita 26/03/2015 13:18

Vous avez tout à fait raison, erreur corrigée ! merci